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Communication politique : L’endettement des communes, un argument politique aux effets mitigés

Décryptage communication politique municipales

 

 

 

L’endettement des communes est un sujet récurrent des discours politiques dans cette dernière ligne droite des campagnes municipales 2020. Souvent utilisé dans la communication politique par les opposants aux équipes en place, cet argument n’a pourtant pas toujours l’effet escompté. Pierre Alibert, co-fondateur de l’agence de communication d’influence CorioLink décrypte pour La Gazette des communes la place de la question de l’endettement dans la communication de campagne.

 

 

 

 

Les prochaines élections municipales qui devraient se tenir du 15 au 22 mars prochain, ont fait émerger de nouveaux enjeux pour les collectivités territoriales. Parmi les grandes questions qui ont agité les campagnes :  la sécurité locale, l’écologie et les dettes communales. Contrairement aux deux premières thématiques, l’endettement des communes, souvent employé contre le candidat sortant par ses concurrents dans leur stratégie de communication politique, n’a que très peu d’effet sur les décisions de vote des citoyens.

 

 

Un sujet particulièrement relayé par les médias

 

Pourtant, ces dettes font l’objet de ce qu’on appelle des « articles palmarès » comme par exemple « Le top 10 des communes les plus endettées » ou « Votre ville est-elle bien gérée ? 155 communes passées au crible ». Face à ces sujets publiés ponctuellement par les médias leaders d’opinion, les communes citées dans lesdits articles se retrouvent désarmées pour s’expliquer.

Pierre Alibert précise : « Malgré la médiatisation accrue de ce sujet, il n’est pas certain que ces classements publiés dans les médias nationaux impactent le choix des électeurs. Il apparaît clairement que la présentation des plans budgétaires sur les années à venir, dans la stratégie de communication politique des candidats, est une préoccupation secondaire pour les citoyens. ».

 

 

L’endettement, un sujet complexe

 

Pour certains experts, ce désintérêt s’explique par le caractère trop technique du sujet.

« Dans tous les cas, ce n’est pas un axe de communication politique à privilégier pour sa campagne municipale, car ces batailles de chiffres n’intéressent pas les administrés. Nous conseillons aux candidats de ne pas en faire un argument essentiel de leur campagne, les explications techniques sont bien trop longues à traiter dans un discours : parlons plutôt des réalisations. », ajoute Pierre Alibert.

 

 

Baisser la dette oui, mais pas à n’importe quel prix !

 

Le remboursement de la dette n’est pas la priorité des habitants. Cela devient une préoccupation seulement si ce remboursement impacte le service public.

Pierre Alibert précise : « La première préoccupation des électeurs porte sur leur vie personnelle. Parlons plutôt de sécurité, petite enfance ou propreté. La dette n’est pas un sujet lorsqu’elle est compensée par des investissements, des services. D’autant plus qu’avec la fin de la taxe d’habitation, les électeurs sont moins concernés par les questions financières. Le sujet devient préoccupant et prioritaire lorsque cet endettement ne s’accompagne pas de services rendus équivalents. ».

 

 

Retrouvez l’intégralité de l’article de La Gazette des Communes en cliquant ici